Un leader mondial de l’équipement industriel, spécialisé dans des solutions techniques destinées à une clientèle professionnelle, fait face depuis plusieurs années à une pression concurrentielle croissante, notamment asiatique. Pour repenser sa stratégie d’innovation, l’entreprise a choisi d’être accompagnée par Schoolab dans la conception et l’animation d’un programme d’intrapreneuriat industriel, mené en anglais sur un périmètre international. L’objectif : acculturer ses équipes R&D à une logique business, au-delà des seuls projets technologiques.
Problématique : sortir d’une culture d’ingénieurs tournée vers la seule technologie
Avant ce dispositif, l’innovation reposait sur de grands workshops ponctuels, organisés « une fois tous les 5 ans ». Résultat : un backlog de plus de 150 idées s’accumulait, faute de ressources et de processus pour les trier. L’arrivée d’un nouveau directeur R&D a fait grimper ce volume à près de 400 idées, avec une grille d’évaluation encore centrée sur la seule maturité scientifique. Il fallait donc intégrer le business, la proposition de valeur client et la RSE dans les critères de sélection.
Les objectifs du programme d’intrapreneuriat industriel
Le programme d’intrapreneuriat conçu avec Schoolab vise plusieurs objectifs :
Prioriser
un backlog d’idées selon un cadre business autant que scientifique
Acculturer
les équipes R&D à une logique produit-marché
Ouvrir
progressivement la démarche au marketing puis au terrain
Installer
une culture du droit à l’erreur durable
Notre méthodologie du programme d’intrapreneuriat
Nous avons conçu un dispositif d’intrapreneuriat en trois temps, reproduit sur chaque saison :
Enquête terrain
un mois d’entretiens clients à distance, en parallèle du travail quotidien, chaque participant arrive ainsi au bootcamp avec une dizaine d’entretiens menés en amont.
Bootcamp en présentiel
une semaine intensive mêlant design thinking (exploration du besoin) et méthodologies entrepreneuriales (benchmark, business model, pitch), avec un coach Schoolab dédié par équipe.
Jury final
présentation devant le CODIR de l’entreprise, avec un principe de go/no-go assumé dès l’origine, pour installer un vrai droit à l’erreur.
Qu’est-ce que la méthodologie design thinking ?
Le design thinking est une approche de résolution de problèmes centrée sur l’utilisateur. Elle se déploie en quatre grandes phases, de l’observation terrain jusqu’au lancement du projet, avec des allers-retours permanents entre les étapes pour affiner chaque concept.

Dans le cadre d’un programme d’intrapreneuriat industriel, cette progression permet aux équipes R&D d’ancrer chaque concept technologique dans un usage concret, avant même d’en évaluer la faisabilité business.
Une montée en puissance sur quatre saisons
Le programme s’est élargi saison après saison, en partant volontairement d’un périmètre restreint : la R&D seule en première saison, puis le marketing dès la deuxième, avant d’intégrer le terrain à la troisième. Après ces trois saisons, le programme s’est étendu à l’international, en anglais, réunissant plusieurs filiales autour de cinq ateliers de tri thématique, jusqu’à huit projets retenus, dont quatre accélérés en Europe et trois sur un autre continent.
Cette approche progressive fait écho à celle observée chez d’autres clients accompagnés par Schoolab sur des enjeux similaires, comme Orano, Crédit Agricole ou Groupama, où l’intrapreneuriat s’est également imposé comme un levier progressif de transformation culturelle.
Les résultats du programme d’intrapreneuriat industriel
projets incubés sur 4 saisons
projets ayant reçu une décision positive en comité
participants mobilisés en moyenne par édition
Valeur créée
Opérationnelle : les projets validés ont été intégrés aux feuilles de route R&D, en mode prioritaire ou avec staffing dédié, et certains business models historiquement figés ont évolué.
Humaine & culturelle : au-delà des projets, le programme a développé des soft skills individuelles (prise de parole, conceptualisation) et installé une collaboration inter-métiers durable, avec un regain de fierté d’appartenance largement cité par les participants.
Et après ?
Fort de ces résultats, le groupe industriel entend désormais transformer l’essai en ancrant durablement les bénéfices du programme au-delà du temps du bootcamp. Le prochain chantier : déployer un coaching individuel post-programme pour accompagner chaque intrapreneur dans la durée, et former les managers à une posture de « manager coach », condition pour diffuser le droit à l’erreur dans la culture managériale de l’entreprise. Une nouvelle étape qui confirme l’ambition du groupe de faire de l’intrapreneuriat un levier durable de transformation, bien au-delà de la seule accélération de projets.